Archives par mot-clé : humour

Un moment de détente

Prenez soin du chien, J.M. Erre

A Paris, Max Corneloup, auteur de romans feuilletons, et Eugène Fluche, peintre sur coquilles d’œuf, habitent en vis-à-vis.
Chacun suspecte l’autre de l’épier. La méfiance règne, d’autant plus que le voisinage n’est pas spécialement sain d’esprit. Quand un cadavre est découvert, c’est une véritable psychose qui s’installe…

Roman humoristique, avec ses situations absurdes et son voisinage loufoque, rythmé par une écriture joviale et une intrigue à tiroirs qui ne se résume pas à une simple succession de péripéties déjantées. La narration change régulièrement de point de vue, et l’essentiel du texte est constitué d’extraits des journaux intimes de Corneloup et Fluche. L’intervention d’un narrateur fantôme entretiennent efficacement le suspense… le mystère s’épaissit, la confusion s’installe !

Une lecture drôle, qui nous égaie en début d’année !

Du même auteur le Mystère Sherlock, avis aux amateurs du grand détective.

Mandana

On aime beaucoup : « Le plus petit baiser jamais recencé » de Mathias Malzieu

       Avec le dernier roman de Mathias Malzieu « Le plus petit baiser jamais recensé » on gagne en gourmandise. Léger, savoureux et rythmé ce roman est très court, ce qui lui confère une véritable identité de conte voire de nouvelle. Une plume tellement fantaisiste, subtile et inventive qu’elle offre au lecteur un panel complet d’émotions largement dominées par l’humour!

       Dans ce roman, il nous raconte l’histoire d’un inventeur-dépréssif qui met tout en œuvre pour retrouver une fille devenue invisible après qu’il lui ait donné un petit baiser. Il est obsédé par ce souvenir et demande de l’aide à un détective avec qui il va tout tenter pour se rapprocher peu à peu de cet amour qu’il recherche…

Laissez-vous emporter / tenter par la poésie de cette histoire…

Conseil lecture!

« Ni les détenus ni les surveillants choisissent d’aller en prison. » (p. 9)

Jean Teulé, le narrateur, a interrogé deux gardiens de prison, Benoît Beaupré et Agnès Leduc.

À travers leurs récits, on rencontre les détenus et le personnel de la maison d’arrêt.

Hommes et femmes se regardent en face à travers la cour. Cellule 108 quatre prisonniers s’y trouvent. Cellule 209, trois prisonnières. Ces détenus sont ceux que l’on trouve dans les quotidiens régionaux, ceux qui vivent de terribles petites misères. Ce roman tiré de faits authentiques nous fait affronter la duretée de l’univers carcéral en riant aux éclats. 

Tout y est: le parloir, les promenades, les douches, les différents manques, le courrier, le danger…
L’auteur ne censure rien et le lecteur profitera de tout: les peines, les souffrances, la folie s’installant insidieusement. La crudité du langage fait echo à la violence de ce milieu.

Longues peines, une courte lecture pleine d’humour.

Vie quotidienne : manga « une sacrée mamie » de Yoshichi Shimada

Une Sacrée Mamie est l’adaptation en manga de l’autobiographie de Yoshichi Shimada, comique très célèbre au Japon et qui a connu une enfance pauvre en compagnie de sa grand-mère… mais pas une enfance triste !
L’histoire prend place à Hiroshima, dix ans après la guerre. Seule avec ses deux enfants, une jeune femme décide à regret de confier son cadet Akihiro à sa mère afin qu’elle l’élève. Le jeune garçon se voit envoyé « par surprise » dans un coin perdu du Japon où vit sa grand-mère, qu’il ne connaît pas et qui vit dans un dénuement quasi-total. Les temps sont durs… Une histoire drôle et touchante sur le retour aux sources et les valeurs familiales.

Série en 11 tomes à partir de 14ans

Un concentré d’humour, d’émotion et d’espoir face à la maladie : Boule à zéro T.01 de Zidrou

Bonjour, je m’appelle Zita. Mais ici, à l’hôpital La Gaufre, tout le monde m’appelle « Boule à Zéro ». Je souffre d’une espèce de leucémie qui semble trouver mon organisme particulièrement à son goût. À cause de tous les traitements que j’ai subis, je n’ai plus que quelques touffes de poils sur le caillou. Alors, je préfère encore me raser la tête. D’où mon surnom.

Axée sur la maladie, l’enfance et l’acceptation. Cette bande dessinée est une magnifique initiative où l’humour, l’émotion et l’espoir sont abordés. Les dessins sont classiques, les couleurs pastel, les personnages représentent un véritable microcosme du milieu hospitalier. A noter, un découpage des planches en vignettes, avec en haut les pensées de Zita qui s’adresse à la mort.

Zidrou nous livre un scénario des plus touchants. A partir de 9 ans, et juste que l’âge adulte.

Le concert de Radu Mihaileanu

 Andrei Filipov était le plus grand chef d’orchestre d’Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Mais après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, il a été licencié en pleine gloire. Trente ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï mais… comme homme de ménage. Un soir, alors qu’Andrei est resté très tard pour astiquer le bureau du maître des lieux, il tombe sur un fax adressé au directeur : il s’agit d’une invitation du Théâtre du Châtelet conviant l’orchestre du Bolchoï à venir jouer à Paris… L’occasion tant attendue de prendre enfin leur revanche a sonnée !

Comédie de la débrouille, portrait au vitriol de la Russie d’aujourd’hui, farce sur la fin des idéologies, caricature de l’intelligentsia française : un film plein d’humour et d’émotion à ne pas manquer !