Archives par mot-clé : DVD

Tirez sur le pianiste

Drame, film noir – de François Truffaut (1960, France)

Hommage à Charles Aznavour le comédien, avec ce deuxième long métrage de François Truffaut, une parodie de série noire américaine et une bouleversante histoire d’amour et de mort.

Résumé : Charlie Kohler, pianiste dans un petit bar, commence à avoir des ennuis lorsque deux gangsters s’en prennent à son frère qui se réfugie sur son lieu de travail. Dans le même temps, Léna, la serveuse est amoureuse de Charlie alors que ce dernier cache un sombre passé auquel la jeune femme va tenter de le soustraire.

 

 

Matthieu

Quand notre cœur fait boum !…

Dunkerque – Drame historique, Guerre – de Christopher Nolan (2017, États-Unis, Royaume-Uni, France, Pays-Bas)

Au début de la Seconde Guerre mondiale, en mai 1940, environ 400 000 soldats britanniques, canadiens, français et belges se retrouvent encerclés par les troupes allemandes dans la poche de Dunkerque. L’Opération Dynamo est mise en place pour évacuer le Corps expéditionnaire britannique (CEB) vers l’Angleterre.

Une mise scène remarquable d’un réalisateur nous ayant plutôt habitués à la science-fiction (Inception, Interstellar, Batman…). Chaque plan est travaillé avec minutie, et il met un accent particulier à bousculer l’espace/temps pour nous faire ressentir une tension durant tout le film : ligne d’horizon mise à mal entre ciel et mer étendus et infinis, opposés aux espaces confinés des cales de bateaux et cockpits d’avions. Et tout cela est soutenu par la musique constamment présente, intense et oppressante du compositeur Hans Zimmer.

Matthieu

Parle ou crève… condamné par la loi, sauvé par le public !

Dead Man Talking – Comédie dramatique de Patrick Ridremont (2012, Belgique, France, Luxembourg)

Un condamné à mort qui raconte des histoires interminables pour échapper à la mort ? C’est le Dead Man Talking Show !

William Lamers, un criminel condamné pour meurtre, attend l’empoisonnement final dans le couloir de la mort. Plus personne ne se soucie de lui, pas plus sa famille que celle de sa victime. Seul un journaliste a fait le déplacement. Mais Lamers a une idée de génie. A la question sacro-sainte, a-t-il une dernière chose à dire, il répond par un interminable monologue qui plonge le directeur de la prison, Karl Raven, dans le désespoir. Faute de pouvoir arrêter le condamné, Raven est obligé d’en référer au gouverneur Brodeck. Mais la loi est muette sur la durée des dernières paroles et Brodeck, qui ne veut pas compromettre sa réélection, conseille de ne pas interrompre Lamers…

Matthieu

Mud

Ellis et Neckbone, 14 ans, découvrent lors d’une de leurs escapades quotidiennes, un homme réfugié sur une île au milieu du Mississipi. C’est Mud : un serpent tatoué sur le bras, un flingue et une chemise porte-bonheur. Mud, c’est aussi un homme qui croit en l’amour, une croyance à laquelle Ellis a désespérément besoin de se raccrocher pour tenter d’oublier les tensions quotidiennes entre ses parents. Très vite, Mud met les deux adolescents à contribution pour réparer un bateau qui lui permettra de quitter l’île. Difficile cependant pour les garçons de déceler le vrai du faux dans les paroles de Mud. A-t-il vraiment tué un homme, est-il poursuivi par la justice, par des chasseurs de primes ? Et qui est donc cette fille mystérieuse qui vient de débarquer dans leur petite ville de l’Arkansas ?

 

Par le réalisateur Jeff Nichols et avec Matthew McConaughey, l’acteur far de la série « True Detective », ainsi que Reese Witherspoon.

« Mud » (a prononcer avec l’accent) est empreint d’une lenteur envoûtante et son récit ne sombre jamais dans la facilité pessimiste des derniers films américains abordant le « peuple ». Il s’accroche à la vision de cet enfant qui, au-delà de toutes les épreuves, continue de croire qu’il y a du bon dans cette société américaine.

 

A voir en famille, à partir de 13 ans!

 

La Conquête : L’histoire d’un homme qui gagne le pouvoir et perd sa femme

Biopic de Xavier Durringer, 2011

Contrairement à ce que l’on pourrait attendre d’un film sur l’ascension au pouvoir de Nicolas Sarkozy, il est plus question ici d’une comédie sur sa vie privée que d’un pamphlet politique. L’intérêt du film se porte donc davantage sur son écriture et la justesse du jeu des acteurs, où l’on découvre un Denis Podalydès bluffant de ressemblance sans abuser de la caricature.

FILM : De rouille et d’os de Jacques Audiard

Ali se retrouve avec son fils Sam, 5 ans, sans domicile, sans argent et sans amis. Il trouve refuge chez sa sœur à Antibes.

A la suite d’une bagarre dans une boîte de nuit, son destin croise celui de Stéphanie. Il la ramène chez elle et lui laisse son téléphone.Il est pauvre ; elle est belle et pleine d’assurance. Tout les oppose.

Stéphanie est dresseuse d’orques au Marineland. Il faudra que le spectacle tourne au drame pour qu’un coup de téléphone dans la nuit les réunisse à nouveau.

Quand Ali la retrouve, Stéphanie est dans un fauteuil roulant sans ses jambes.
Il va l’aider simplement, sans compassion, sans pitié. Elle va retrouver le goût de la vie

Le concert de Radu Mihaileanu

 Andrei Filipov était le plus grand chef d’orchestre d’Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Mais après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, il a été licencié en pleine gloire. Trente ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï mais… comme homme de ménage. Un soir, alors qu’Andrei est resté très tard pour astiquer le bureau du maître des lieux, il tombe sur un fax adressé au directeur : il s’agit d’une invitation du Théâtre du Châtelet conviant l’orchestre du Bolchoï à venir jouer à Paris… L’occasion tant attendue de prendre enfin leur revanche a sonnée !

Comédie de la débrouille, portrait au vitriol de la Russie d’aujourd’hui, farce sur la fin des idéologies, caricature de l’intelligentsia française : un film plein d’humour et d’émotion à ne pas manquer !