Archives de l’auteur : Médiathèque Vezin le Coquet

Tolérance

« Les bracassées » est un néologisme employé dans le livre pour désigner cette bande de « bras cassés »
désignés socialement inadaptés par le regard d’autrui.
Ces personnages cabossés, parfois déjantés, émouvants et drôles, vont nous entraîner dans une série d’aventures, à première vue cocasses… .

Un roman optimiste, sur l’acceptation de soi et du vivre ensemble dans la différence.
Amateurs de morosité s’abstenir!
Corinne

L’amour qui sauve

RENCONTRE au Forum du LIVRE avec Hyam Zaytoun, le samedi 27 avril 2019 à partir de 11h pour son livre « Vigile » aux éditions Le Tripode.

Le récit d’un combat pour la vie, le témoignage d’un amour intense, une belle écriture, sans pathos pour un sujet fort et bouleversant: la nuit l’homme qu’elle aime est victime d’un arrêt cardiaque.
L’auteure nous livre ses sentiments et nous touche dans ce premier roman, elle nous dit l’intime, l’urgence, la peur, à travers cette expérience douloureuse. Sa force et son courage nous porte tout du long.
Elle est la VIGILE, celle qui veille.
Un récit concis qui reste en mémoire longtemps après l’avoir refermé.

Mandana et Corinne

 

Les coups de cœur de La Guilde des lecteurs!

« Souriez » BD de Raina Telgemeier

Raina a 11 ans, est élève en sixième. Un jour en rentrant des scouts, elle tombe et s’abîme les 2 dents de devant. Point de démarrage pour suivre des soins dentaires divers et variés…

Cette BD autobiographique raconte l’histoire de Raina du collège au lycée où elle trouvera sa voix artistique et découvrira le vrai sens de l’amitié pour pouvoir enfin sourire…

Cette BD nous a séduit grâce à son humour, sa sensibilité pour aborder les thématiques autour de la rentrée dans l’adolescence comme l’acceptation de soi et les liens amicaux.

Cette BD nous a séduit grâce à son humour, sa sensibilité pour aborder les thématiques autour de la rentrée dans l’adolescence comme l’acceptation de soi et les liens amicaux.

« Wonder » de R.J.Palacio

August est né avec une malformation faciale, n’est jamais allé à l’école. Aujourd’hui, pour la 1ère fois, il entre au collège. Comment va t-il faire face aux moqueries des jeunes de son âge et se faire accepter?

Les personnages sont réalistes et touchants. Ce roman nous a convaincus par son approche sur la différence physique et les réactions humaines parfois désarçonnantes, la tolérance et la solidarité, l’amour familial et l’amitié. Wonder délivre un message optimiste !

« Dis au revoir à ton poisson rouge » de Pascal Ruter

Andréas dont la passion est le skate va avoir une correspondante anglaise, Mary, pendant les vacances, ce qu’il n’avait absolument pas prévu! Au programme, musées… Lorsqu’il va la chercher à l’aéroport, ses parents disparaissent… Accompagnée de Mary, il va partir à la recherche de ses parents et voyager vers le Brésil…

Nous voilà embarqués dans une aventure où les actions s’enchaînent! Laissez-vous tenter par un voyage au cœur de l’humour et de multiples rebondissements!

« Minus contre Minos » d’Anne Schmauch.

Thésée porte un surnom « Minus ». Il est amoureux d’Ariane, une fille de sa classe,il n’ose pas lui parler. « Grâce » à une altercation avec un terrible gangster « Minos » et sa bande de motards, Minus sera en lien avec elle! Ils vont devoir se confronter à la légende et échapper aux destins de leurs ancêtres!

Au menu, des aventures, des monstres, de la mythologie… et de belles illustrations tout au long de la lecture!!

Club lecture ados

Logo du club représentant une flèche perçant un livre

Ouverte à tous, la guilde des lecteurs (nom choisi par les ados) propose d’échanger dans une ambiance conviviale autour d’un thème sur différents supports : Roman, album, BD, revue…

La sélection est disponible à l’accueil. Nous nous retrouvons un vendredi par mois de 17h à 18h.

Cette année, le club de lecture est enrichi par la création de podcasts audio où les ados peuvent présenter leurs goûts culturels ou partager leurs coups de cœur.

Vous pouvez retrouver ces pastilles sonores sur le Soundcloud de la médiathèque.

Outre Mer

La littérature « antillaise » est un terme général utilisé pour recouvrir toute la littérature francophone des antilles: Guadeloupe, Martinique, Haïti … . Plusieurs mouvements littéraires en découlent comme le doudouisme, la négritude, la créolité… .
La littérature « antillaise » se situe entre oralité et écriture, oscillant entre créole et français, utilisant légendes, musicalités, rythme, croyances. C’est une mémoire collective, une identité.

Nous avons fait de belles découvertes!

Commençons par le coup de coeur de Maryvonne, avec L’art presque perdu de ne rien faire, Dany Laferrière: époustouflant, merveilleux!
L’auteur dresse un portrait acerbe de notre société dans de courts chapitres aux thèmes évoqués très différents (la sieste, la mort…). Pensées intéressantes mais qui pour certaines seront obsolètes dans quelques années. L’auteur est à l’académie française.
De lui encore, Chroniques de la dérive douce. Forme du récit déroutante, pas de chapitres. Le récit de l’arrivée de l’auteur à Montréal, entrecoupé de poèmes. Il pose un regard neuf sur le monde qui l’entoure, très imagé.

Texaco, Patrick Chamoiseau, Prix Goncourt 1992. Très bien selon Odile!! On les voit vivre, on sent vraiment la vie des populations. Moins bien du même auteur, les neufs consciences du malfini. Le Malfini est un colibri, tout le livre est basé sur la relation entre l’homme et l’oiseau, c’est une leçon de vie avec cependant de belles descriptions. Manifeste écologique, lassant, être motivé.

De Simone Swartz-Barr, la grande Béké, qui dépeint de façon saisissant la martinique. Et pluie et vent sur telué miracle: un bijou!

Maryse Condé, auteure Guadeloupéenne très marquée par les problèmes liés à la décolonisation, la recherche d’identité.
En attendant la montée des eaux: Des hommes, des vies qui ressemblent et croisent celle du personnage principal: exilés, solitaires, à la recherche d’eux-même, trouvent à Haïti au milieu des décombres un lieu de paix et des réponses à leur quête.
Intéressant, mais lecture non aisée car beaucoup de références historiques, quelques passages en créole.

Desirada, une jeune fille fuit la Désirade, une île de la Guadeloupe pour s’installer en Métropole. On suit 3 générations de femmes. Recherche de l’identité, revendication féministe, description réaliste de la Guadeloupe, mais le propos n’est pas assez pertinent et les personnages pas attachants selon Clémence.

La Lézarde, Edouard Glissant prix Renaudot 1958, style plein de disgressions et de parenthèses, fatiguant, pas accroché.

Coeur D’ébène, Roland Brival, se passe à Belize, en Martinique. C’est l’histoire de 2 frères jumeaux, un né presque blanc et l’autre noir, cette différence résulte des différents métissages à travers les générations. Nous allons suivre leurs destins très différents, et toute l’ambivalence amour/haine de leur relation, le tout sur fond d’engagement politique. Bien, une lecture intéressante.

Tropique de la violence, Natacha Appanah.
Plusieurs histoires de vie s’entrecroisent au long du roman, toutes liées dans la souffrance. Très dur et violent, plongée au coeur de quartiers défavorisés de Mayotte. Âmes sensibles s’abstenir. Belle écriture.

Rebrousser chemin

Remonter le temps, voguer entre passé et présent pour mieux comprendre.

Là où les chiens aboient par la queue est un premier roman polyphonique coloré, qui nous embarque dans une Guadeloupe qui n’existe plus, à travers le destin d’une famille antillaise sur deux générations.

L’emploi d’une langue joyeuse, imagée, mêlée de créole rythme cette histoire, et nous fait vibrer avec des personnages solaires.

L’auteur nous dévoile une partie de son héritage familial par le récit de ses tantes et de son père, qui vont l’éclairer sur ses origines, sur les croyances et la culture créole dont une part d’elle a été privée. Une histoire qui porte sur les notions d’identité et de transmission. Estelle-Sarah Bulle parle aussi de l’exil en Métropole, de la promesse d’un avenir meilleur qui a laissé beaucoup de français « immigrés de l’intérieur » dans cet entre-deux-mondes.

Un beau voyage, touchant et plein d’énergie.

Mandana

Maman, Hélène Delforge et Quentin Gréban

Cet album retrace des portraits et des récits de mères d’ici et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui.  

Les textes poétiques et émouvants d’Héléne Delforge résonnent en nous, nous dévoilent ce que l’image ne montre pas, nous font entrer l’espace d’un instant dans l’intimité de ces femmes, ces mères, dont on se sent si loin et si proche à la fois.

Les illustrations de Quentin Gréban sont à couper le souffle, tellement réalistes, tellement prenantes, il s’en dégage quelque chose d’incroyable, on ressent au plus profond de soi ce que chaque mère porte dans son regard, sa posture. Il nous offre ici un travail remarquable, il a su poser avec tant de justesse son œil sur toutes ces mères, si fortes et si fragiles, si différentes et si semblables.

Cet album est profond, il nous touche forcément car on se retrouve un peu dans chacune de ces mamans, ces femmes qui ont le point commun d’être mères, de porter la vie, d’aimer inconditionnellement son enfant.

Cet album est bouleversant. Donne des frissons, des sanglots. Il est magnifique et touchant de réalisme, impossible d’y rester insensible.

Un livre à offrir, s’offrir, se faire offrir.

Anaïs

Le nez de Cyrano, Géraldine Maincent et Thomas Baas

« C’est un roc ! … c’est un pic… c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ? … c’est une péninsule ! »

Géraldine Maincent, nous offre une belle occasion de faire découvrir aux plus petits le héros au grand nez d’Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac. Elle s’applique, en peu de mots, à réadapter la fameuse tirade du « nez » et à la retranscrire avec modernité et poésie.

Dans cet album, le fameux nez devient petit à petit, lui aussi, un personnage. Personnage encombrant, d’ailleurs, puisqu’à cause de lui, Cyrano n’ose s’adresser à sa bien-aimée, la belle Roxanne. Pourtant, tous viennent de loin pour l’écouter parler, ce grand orateur qui joue avec les mots. Il faudra un jeune homme grand et beau, mais bêta et sot, un dénommé Christian, pour que le héros parvienne enfin à se sentir aimé…

L’humour, bien entendu, est essentiel ici. On rit des situations cocasses, des rimes bien choisies.

Les illustrations de Thomas Baas sont percutantes. En noir et blanc, elles permettent de faire ressortir l’illustre nez, de couleur rouge, qui prend quasiment la pose au fil des pages, jouant même avec les personnages. Couleur rouge qui s’affiche aussi sur les visages, les chevelures, les oiseaux ou les feuilles des arbres, créant ainsi un singulier contraste.

 Et puis, l’on ne saurait adapter Cyrano sans y glisser un enseignement : à savoir que le vrai se cache à l’intérieur… et que l’on ne voit bien qu’avec le cœur !

Anaïs