Archives de l’auteur : Médiathèque Vezin le Coquet

Maman, Hélène Delforge et Quentin Gréban

Cet album retrace des portraits et des récits de mères d’ici et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui.  

Les textes poétiques et émouvants d’Héléne Delforge résonnent en nous, nous dévoilent ce que l’image ne montre pas, nous font entrer l’espace d’un instant dans l’intimité de ces femmes, ces mères, dont on se sent si loin et si proche à la fois.

Les illustrations de Quentin Gréban sont à couper le souffle, tellement réalistes, tellement prenantes, il s’en dégage quelque chose d’incroyable, on ressent au plus profond de soi ce que chaque mère porte dans son regard, sa posture. Il nous offre ici un travail remarquable, il a su poser avec tant de justesse son œil sur toutes ces mères, si fortes et si fragiles, si différentes et si semblables.

Cet album est profond, il nous touche forcément car on se retrouve un peu dans chacune de ces mamans, ces femmes qui ont le point commun d’être mères, de porter la vie, d’aimer inconditionnellement son enfant.

Cet album est bouleversant. Donne des frissons, des sanglots. Il est magnifique et touchant de réalisme, impossible d’y rester insensible.

Un livre à offrir, s’offrir, se faire offrir.

Anaïs

Le nez de Cyrano, Géraldine Maincent et Thomas Baas

« C’est un roc ! … c’est un pic… c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ? … c’est une péninsule ! »

Géraldine Maincent, nous offre une belle occasion de faire découvrir aux plus petits le héros au grand nez d’Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac. Elle s’applique, en peu de mots, à réadapter la fameuse tirade du « nez » et à la retranscrire avec modernité et poésie.

Dans cet album, le fameux nez devient petit à petit, lui aussi, un personnage. Personnage encombrant, d’ailleurs, puisqu’à cause de lui, Cyrano n’ose s’adresser à sa bien-aimée, la belle Roxanne. Pourtant, tous viennent de loin pour l’écouter parler, ce grand orateur qui joue avec les mots. Il faudra un jeune homme grand et beau, mais bêta et sot, un dénommé Christian, pour que le héros parvienne enfin à se sentir aimé…

L’humour, bien entendu, est essentiel ici. On rit des situations cocasses, des rimes bien choisies.

Les illustrations de Thomas Baas sont percutantes. En noir et blanc, elles permettent de faire ressortir l’illustre nez, de couleur rouge, qui prend quasiment la pose au fil des pages, jouant même avec les personnages. Couleur rouge qui s’affiche aussi sur les visages, les chevelures, les oiseaux ou les feuilles des arbres, créant ainsi un singulier contraste.

 Et puis, l’on ne saurait adapter Cyrano sans y glisser un enseignement : à savoir que le vrai se cache à l’intérieur… et que l’on ne voit bien qu’avec le cœur !

Anaïs

Thème « Une île »

Alors le thème de l’île est un sujet prolixe en littérature! Nous avons eu le choix! En effet cet espace isolé au milieu de la mer est un microcosme propice a l’imaginaire, source et théâtre de nombreuses aventures.

  • Deux nouvelles personnes à se joindre au club de lecture ce mois-ci! Un peu de sang neuf est stimulant. Lecteurs, n’hésitez pas à venir assister à une soirée: un vendredi par mois, de 18h30 à 20h.

Certaines lectrices se sont essayées à la bande dessinée, et y ont trouvées leur bonheur dans des récits complets.
Notamment avec Ouessantines de Nicoby qui est léger, facile à lire et sympa. On reste cependant un peu trop en surface. Elle nous permet de voir à quel point il peut être difficile de s’intégrer parmi les îliens. 

Facteur pour femmes, Morice/ Quellat-Guyot, est le récit de la vie des femmes pendant la 1ère guerre mondiale sur une île bretonne. Un seul jeune homme ne sera pas mobilisé et deviendra le facteur de ces dames, ou plus encore… Une lecture distrayante, de beaux dessins avec des tons pastels. On passe un bon moment. Des même auteurs, L’île aux remords: il y est question de filiation, un fils revient vers son père après 25 ans d’absence. Récit un peu décousu mais qui nous apprend le passé pas très glorieux de nos bagnes. Pleins de sentiments, de remords et d’espoirs.

Coup d’Coeur de Jean-Pierre pour Tout seul, de Chabouté, une BD en noir & blanc, un découpage très cinématographique. Peu de mots, les images imposent une puissance au récit! Un homme né sur un phare,y vit seul, coupé de tous, et qui arrive a s’évader et combattre sa solitude tout en restant sur son rocher. Super 

Autres BD très belles de Lepage: Ar Men: l’histoire de la construction d’un phare et Voyage aux îles de la désolation, reportage dessiné qui nous emmène sur des terres australes au bout du monde. Rythmées par des escales, un voyage qui incite à la rêverie et nous entraîne dans l’atmosphère des ces îles désolées.

Côté romans:

L’île des oubliés, Hislop, en crête avant 1940, les lépreux sont parqués sur une île, là ils s’organisent en mini société. Cette histoire est basée sur des faits réels. Facile à lire.
Autre ouvrage basé sur un fait historique véridique: Les naufragés de l’île de Tromelin, Frain. Bien écrit, très bien documenté, accessible. En 1700, un bateau transportant clandestinement des esclaves fait naufrage sur un rocher perdu de l’océan indien. Blancs et Noirs devront cohabiter pour survivre jusqu’au départ, sur un bateau de fortune, de l’équipage, jurant de revenir chercher les esclaves…Un épisode sombre de l’histoire qui influença l’abolition de l’esclavage. A découvrir!
Une île bien tranquille, Dietrich: court roman plaisant, bonne intrigue, facile à lire. Une femme retourne sur l’île bretonne de Trevedic, à l’occasion du décès accidentel de son père, maire de l’île. Après une dizaine d’année loin des îliens, les gens ont changés…le doute, la suspicion, s’installe en elle… Vous avez dit tranquille?
De terre et de mer, Van Der Linden: sur l’île de Batz un homme passe 24hrs afin de comprendre pourquoi sa femme s’est détournée de lui. Un court roman qui s’attache à dépeindre les sensations et sentiments comme un tableau impressionniste. Une lecture agréable, mais légèrement ennuyeuse. 
L’embellie, Olafsdottir: une femme se retrouve a faire un road trip e, compagnie d’un enfant autiste. On part à la découverte de l’islande. Bon intérêt pour les paysages et la découverte de cette vie nocturne (seulement 3 heures de soleil par jour), autrement ennuyeux… ne laisse pas un grand souvenir.
Toujours en islande, de Stefansson D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds. Beau portrait âpre et sauvage de cette grande île, l’auteur entremêle trois époques et générations d’une famille, tout en parsemant le récit de réflexions tantôt réalistes, tantôt poétiques sur la beauté, l’amour, la mort et beaucoup d’autres. Une lecture pas toujours aisée.

L’archipel du chien, Claudel. Auteur contemporain, pas son meilleur mais à découvrir! Trois cadavres sont retrouvés échoués sur une île d’un archipel. Ces migrants décédés posent problèmes au maire… Court roman, perspicace, qui parle de la lâcheté de l’homme.

Roman policier:

Ne lâche pas ma main, Bussi, thriller sur l’île de la réunion, un peu caricatural sur le portrait des îliens, mais bien écrit, facile à lire, on a envie d’en savoir plus et la fin est surprenante!

Le classique et incontournable Dix petits nègres d’Agatha Christie! 10 meurtres en huis clos sur l’île du nègre… la clé de l’énigme est dévoilée à la toute fin! Une lecture prenante et sympathique facile à lire.

Shutter Island de Denis Lehane . Nous avons lu le roman, l’adaptation BD et vu le film: verdict le livre est vraiment le meilleur, suivi par le film.
Thriller un peu trash, bien raconté, qui nous fait douter tout du long.
Shutter island est une île aux USA où sont parqués des criminels et aliénés. Une femme à disparue, 2 policiers du continent débarquent pour mener l’enquête. Un classique contemporain!

L’île du chasseur d’oiseau de Peter May nous embarque en écosse. Un îlien devenu flic à Édimbourg est amené à enquêter sur le meurtre d’un ancien camarade de classe sur son île natale. Ce sera pour lui un déferlement de souvenirs, des questionnements personnels, des retrouvailles après 18 ans d’absence. Un policier pas trop noir, qui se lit bien. L’enquête est terminée à la fin, et si on en redemande encore sachez que c’est une trilogie, donc vous pouvez prolonger le plaisir.

Attention noir, très noir avec ce thriller: Sukkwand island de David Van. Une écriture alerte, vive et réactive. Deux parties distinctes du roman, la deuxième devient très sombre. A déconseiller aux personnes pessimistes. Sur une île en Alaska, un père et un fils partent pour une virée dans cette nature sauvage, là se déroulera un drame… Pas mal.

Bon alors franchement bof bof, voir mauvais, Pig Island de Mo Hayder, est un polar plat au début lent. Des personnages ennuyeux, une enquête pas passionnante et une fin décevante et abrupte. Bref si vous avez du temps à perdre…Oh mais d’ailleurs il ne risque pas de rester longtemps en stock… ça fait déjà bien trop d’années qu’il est sur nos étagères, autant faire de la place! Un journaliste va sur une île écossaise interviewer les « ministres de la cure hygiénique », une secte dont il a le gourou dans le collimateur depuis des années. Chose attendu, il se retrouve témoin d’un massacre… serait-ce l’oeuvre du diable aperçu sur l’île et filmé par un touriste?

Bonne lecture!

Viens créer ta carte pop-up

Dans le cadre de l’exposition de livres pop-up intitulé« Le livre prend une autre dimension », 2 ateliers ont été proposés mardi et mercredi 12 et 13 février. Il s’agissait de fabriquer des cartes pop-up en utilisant plusieurs techniques simples. Initialement proposées aux enfants de 6 à 12 ans, ces activités ont aussi motivé certains adultes accompagnants. Parents ou grands-parents ont pu fabriquer à 4 mains avec leur enfant mais aussi se prendre au jeu de l’invention et de la création. A partir des modèles proposés, tout était possible, ou presque !

Chacun a pu repartir avec ses créations et peut-être aussi l’envie de continuer à la maison !

Admirez le travail !

Si cela vous tente, vous pouvez aller regarder des tutoriels sur youtube en allant par ici https://youtu.be/rsCO-nkaLMY ; vous y trouverez certains modèles proposés lors de l’atelier. Ou là https://www.teteamodeler.com/search?q=pop+up

 A la médiathèque vous trouverez l’ouvrage suivant : « Pop-up pas à pas Tout ce que vous devez savoir pour créer et réaliser des pliages en 3 D » de Duncan Birminghan.

Et si les livres animés et leur histoire vous intéressent,venez consulter ou emprunter « L’art du pop-up et du livre animé » de Jean-Charles Trebi.

Merci à Monsieur Baron, vezinois, qui a prêté à la médiathèque quelques livres pop- up de sa collection personnel. L’exposition est visible jusqu’au 28 février.


D’une petite mouche bleue, Mathias Friman


Tout commence avec une simple petite mouche bleue qui rassasiée d’une délicieuse crotte prend son envol, direction le vaste monde. Une grenouille qui ne fait qu’une bouchée de la petite mouche, et devient… toute bleue. Dans ce conte randonnée, signé Mathias Friman, on découvre la chaîne alimentaire dans tout ce qu’elle a de plus rude,et de plus drôle. Tout le monde y passe : petits et gros, insectes et mammifères : chacun devient bleu et finit par se faire manger.

Cet album d’apparence classique, aux illustrations réalistes ponctuées d’un bleu électrique, tire tout son charme de la chute finale. Tout fait sens à la dernière page, lorsque l’humain devenu bleu dépose derrière un arbre un caca bleu, et qu’une petite mouche vient s’y poser… L’effet comique est alors garanti, et on peut recommencer l’album indéfiniment !

Corinne


Thème Briller en société

Pas facile cette thématique!

Nous avons joué le jeu en essayant des petits jeux à tester entre amis à l’apéro. Notamment celui de retrouver des mots manquants à des phrases mais en utilisant exclusivement des noms de départements. Exemple: « J’étais assis au bar entrain de boire un calvados ».
Ou encore lire une citation et au groupe de trouver le titre du livre dont elle est extraite. Exemple: 
« Il n’est pas bien honnête, et pour beaucoup de causes, qu’une femme étudie et sache tant de choses. »  Réponse: Les femmes savantes.

Puis nous avons découvert un livre de cuisine très intéressant: les sandwichs cake, qui nous explique comment faire des gâteaux salés pour l’apéro qui ressemblent à des gâteaux/ pièces montées sucrées. Il y en a un sympa en forme de sapin de Noël!

Question romans:

il y a l’incontournable  Gatsby le magnifique, de FitzgeraldFêtard mondain, homme solaire qui vit dans l’opulence. La superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites et attire tout un tas de riches des années folles. Laissez vous envoûter par le charisme de Gatsby et sa dose de mystère.

Nous avons bien aimé Gigi de Colette: Gilberte est une demie mondaine, une petite bourgeoise, sa grand-mère lui fait son éducation de « cocotte » en attendant de lui trouver un mari aisé. Bien écrit.

Les femmes savantes, Molière. L’auteur tourne en dérision ces précieuses ridicules et se moque ouvertement du pédantisme parisien qui se proclamait alors dans les cercles bourgeois de l’époque. Un classique à lire avec plaisir.

Le sourire de Gary Cooper, Pujas. L’histoire de Carla Bow célèbre actrice hollywoodienne du cinéma muet, portrait d’une femme indépendante qui n’arrivera pas à évoluer dans son métier médiatique. Beaucoup d’empathie de l’auteur pour son personnage.

Nous n’avons pas trop apprécié Le diable s’habille en Prada, Weisberger, qui est une plongée dans l’univers impitoyable de la mode et des fashion victimes. Peinture terrible de ce milieu et de son culte de l’apparence. Le film est plaisant à voir, et contrairement au livre fini bien.

Légèrement en dehors du thème, mais qui s’avère bien utile pour combler des lacunes en mythologies, et qui sait, pouvoir briller le temps d’une soirée ou d’un trivial poursuit: les 16 métamorphoses d’Ovide. Ces histoires de dieux latins et grecs sont drôles, fantastiques et courtes. Elles permettent d’avoir les références culturelles nécessaires à la compréhension de certains mythes ou même d’apprendre l’étymologie de mots comme par exemple arachné/araignée.

Le petit train de huit heures, Eric Battut


Le petit train de huit heures, Eric Battut

En route pour un voyage fabuleux sur terre et dans l’imaginaire ! Nous partons à bord d’un petit train curieux bien loin des chemins tout tracés. Nous parcourons librement la jungle, la ville, le désert et allons jusque sur le soleil grâce à un arc-en-ciel. Ce voyage est parsemé de rencontres fantastiques: le yeti dans la montagne, des fantômes sous un arbre millénaire, les Indiens  dans la plaine… Les images aux couleurs chaudes d’Éric Battut sont poétiques et chacune a ce petit détail (des bernard-l’hermite dans l’océan, un renard dans le désert) qui fait qu’on s’y attarde. Le texte s’amuse à faire un clin d’œil aux différents trains (train fantôme, petit train, train du grand huit, train express) ou aux expressions reprenant ce mot (plein d’entrain, fond de train,train-train quotidien, train d’atterrissage…) dans chaque double page.

Anaïs

Prix en Bulles 2019 !

26 lecteurs de bande – dessinée, participent à la 6éme édition du Prix en bulles!

Le principe est simple: voter pour 3 BD préférées parmi une sélection de 10 parues en 2018. 

Un bon d’achat à la librairie partenaire M’ENFIN à gagner par tirage au sort ainsi qu’une BD de la sélection.

Notez dans vos agenda que le vendredi 29 mars à 19h aura lieu la révélation du Prix, et des gagnants à la médiathèque de Chantepie, ouvert à tous, c’est un moment de bel échange entre lecteurs.

My absolute darling de Gabriel TALLENT

Julia, jeune fille de 14 ans, est une ado sombre et sauvage.

Chez elle, elle est Turtle, c’est du moins comme ça que son père la surnomme.

Depuis que sa mère est morte, elle vit avec ce père, nihiliste, qui manipule autant les armes que ses proches.

Sa rencontre avec deux garçons du coin, va lui révéler un monde qu’elle ne connaît pas.

Fort, violent, sombre, ce roman remarquable est inoubliable.

La tribu qui pue, Magalie Le Huche, Elise Gravel

Tu connais la tribu-qui-pue? Un petit groupe d’enfants sales qui vivent dans des cabanes de branches avec leurs amis les animaux. Il y a Laurent, le grand garçon aux cheveux rouges et ses deux renards, Lucie avec des tresses et une couleuvre… Et il y a surtout cette toute petite fille, Fanette Ducoup, la chef qui a sauvé la tribu des griffes d’Yvonne Carré. Car s’ il y a bien quelqu’un qui ne supporte pas les enfants de la forêt, c’est Yvonne Carre!

Déterminée à nettoyer les insolents, la directrice de l’orphelinat a tenté par tous les moyens de attirer dans sa machine à laver. Une mission qu’elle aurait menée à bien si une toute petite fille n’était pas intervenue…